Historique

LOGOAEEMBL'origine de l'AEEMB rappelle la situation des ''jeunes de la caverne''.
C'était de jeunes gens qui, dégoûtés par la déchéances morale et spirituelle qui prévalait dans leur société, trouvèrent refuge dans une caverne. Le coran dit à leurs propos:« Nous allons te raconter leurs récits en toute vérités. Ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur seigneur ; et nous leur avons donnés les grands moyens de se diriger dans la bonne voie. » S18 V10 En effet le

contexte de l'école burkinabé des années 1970 était tel qu'il fallait, pour les jeunes musulmans scolarisés, trouver un refuge, un cadre de préservation de leur identité islamique. 
Au fait, l'école burkinabé, héritière de celle de la France coloniale, au nom de son caractère laïc, n'a prévu aucun espace pour la pratique religieuse. Cependant les élèves chrétiens bénéficiaient de catéchèses hebdomadaires, tant dans les établissements privés que publiques. Seuls les jeunes musulmans étaient abandonnés à eux-mêmes, dans un milieu laïc, plutôt laïcisant. D'où leur ignorance des règles élémentaires de leur religion, leur déviation vers le christianisme, souvent par le biais des doubles noms et le biais des écoles confessionnelles non musulmanes.
La même raison explique aussi leur passivité dans la religion, sous des pseudonymes étranges à l'islam; ''musulmans non pratiquants'' enfin, leur complexe dans l'affirmation de leur identité islamique, pour ceux qui avaient encore l'envie de rester musulman. Très marqués par cette situation, ces élèves décidèrent, eux-mêmes de relever le défi; ils prennent alors conscience de la situation. Ainsi, ils décidèrent donc de se regrouper, d'où la mise en marche du processus qui aboutira à la naissance de l'association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (A.E.E.M.B.), pour ainsi satisfaire la soif spirituelle qui était la leur à travers une formation continue et une pratique conséquente. Cependant la création de l'A.E.E.M.B. fut un long processus, à travers des étapes multiples, les unes aussi difficiles que les autres. 
Faire l'historique de l'A.E.E.M.B. aujourd'hui, c'est essayer de retracer ce long parcours ayant aboutit à sa naissance. Puisque « Nul n'a le droit d'effacer l'histoire d'un peuple, car un peuple sans histoire est un peuple sans âme »ALAIN FOCART. Cela s'applique aussi au groupe ou à la communauté. Retracer cette histoire, c'est essayer de rappeler des faits marquants aux aeembistes désireux de connaître l'évolution de leur organisation. Car « un regard sur le passé est une source de leçons pour le présent ou le futur ». Imam NOMBRE La période retenue est celle allant de 1975 à 2005 qui consacra des transformations profondes au sein du mouvement depuis sa naissance jusqu'à nos jours.

 



GENESE

Union Discipline Croyance (U.D.C.) de 1975-1977 

La naissance d'une organisation des élèves musulmans datent des années 1975-1977. Les premiers acteurs de l'AEEMB, parmi lesquels le frère Marboulaye NOMBRE dont nous tenons beaucoup de témoignages, ont bénéficié des séances d'animations religieuses dans le cadre de cette cellule qui existait au Lycée Philippe Zinda KABORE appelée Union-Discipline-Croyance. Les acteurs les plus connus de cette époque furent: - Wendémi ( animateur) - Inoussa OUEDRAOGO ( imam), aujourd'hui médecin. Grâce au système d'internat du lycée, l'UDC regroupait les élèves autours des activités suivantes : 
* La prière en commun (maghrib et icha) 
* L'animation islamique des jeudis et samedis soirs au cours de laquelle on apprenait des chants islamiques. 
Parmi ces chants religieux, le plus populaire était intitulé «Ihdina rabbi». Il nous a été relaté (reconstituée) de mémoire par un ancien. En ces termes : Ihdinâ Rabbî "- Ihdinâ rabbî(bis) -Ihdinâ sirathal moustaquima -summâ(bis) -yâ rassoul Muhammad -Lâ illaha illa lah - Muhammad rassouloullah -illalah La traduction est la suivante : guide-nous, mon Seigneur « - guide-nous mon Seigneur(bis) - guide-nous sur le chemin droit - et, ensuite(bis) - ô, prophète Mohammed ! - Il n'y a de dieu que Dieu - Mohammed est l'envoyé de Dieu - Il n'y a de dieu que Dieu. » Cependant à cause de la mobilité des élèves, les animateurs de l'Union Discipline Croyance se sont éclipsés, passant le relais à une nouvelle équipe qui rebaptise la cellule : ''la troupe Muhammad.'' 


La troupe Mohamed de 1977-1980 
A partir de 1977, le mouvement a subi une première mutation. L'UDC devint "Troupe Muhammad ". Le frère Issouf SAWADOGO en était le responsable et le frère Marboulaye NOMBRE était chargé des cours religieux. La "Troupe Muhammad '' était un cadre de rencontre de tous les élèves qui se sont engagés à suivre la voix tracée par le prophète (SAW) et cela en dépit de toute pression extérieure. La création de la ''Troupe Muhammad'' a répondu aux préoccupations exprimées par les élèves. Il s'agissait d'abord de disposer d'un cadre de formation, d'encadrement et d'épanouissement moral et spirituel; ensuite de réduire l'ampleur de la démobilisation des jeunes musulmans par les autres associations religieuses telles la jeunesse estudiantine catholique (JEC), le groupe biblique (GB) et laïques telles que l'association estudiantine des scolaires de Ouagadougou (AESO), le Club Jeune Sciences (CJS); enfin de briser le complexe d'être musulman et les mythes qui entouraient la pratique de l'islam. Il faut remarquer que le frère Issouf SAWADOGO était un militant actif du mouvement scolaire. 
A ce titre il fut élu délégué général du lycée Zinda entre 1978 et1979, le plus grand lycée de la Haute Volta d'alors. Aussi, son expérience, son charisme et sa popularité ont permis d'élargir le cercle des membres de la "Troupe Muhammad"?. 
Malheureusement, suite à un incident déplorable, le frère SAWADOGO fut exclu du lycée. En effet, sanctionné par son professeur de français suite à un devoir (il était en classe de seconde B ), ses camarades de classe par solidarité, ont boycotté le cours de français, estimant que la sanction était injuste. 
Mais le frère SAWADOGO fut traduit en conseil de discipline, puis renvoyé du lycée. Il fut réintégré à l'occasion de l'anniversaire de Philippe Zinda KABORE à l'issue d'une grève illimitée, avec manifestations, décrétée par l'ensemble des élèves pour soutenir l'ex-délégué général. Enfin de compte il fut exclu en fin d'année, pour, avait-on dit, insuffisance de travail. Ce fut un coup dur aussi bien pour le frère en question que pour le mouvement. Le frère NOMBRE qui a toujours été de son équipe assura la direction de la troupe, puis intervint une seconde mutation.

La communauté islamique de Muhammad

 

L'association musulmane des scolaires voltaïques (AMSV ) de 1981 à 1985 
Avec l'adhésion  des élèves d'autres établissements scolaires, le mouvement des jeunes musulmans se devait de redimensionner ses objectifs, et expliciter sa spécificité par rapport aux autres associations islamiques existantes. Dès lors elle prit une nouvelle appellation l'Association  musulmane des scolaires voltaïques (AMSV) Et le Vendredi 11 décembre 1981, les responsables de l'AMSV se réunirent au lycée Philippe Zinda KABORE pour adopter leur esquisse de statut dont la substance est la suivante  :

  • considérant la liberté confessionnelle de chaque citoyen voltaïque ;
  • considérant le droit que réserve le ministère de l'éducation aux élèves de suivre les enseignements religieux ;
  • considérant les désirs ardents des jeunes musulmans, assoiffés d'instructions et de  culture, de s'organiser pour la circonstance;
  • considérant leur droit de s'organiser pour s'instruire et de recevoir comme tout autre mouvement, les enseignements religieux ;
  • considérant les vœux exprimés par la communauté musulmane de Haute-Volta de veiller à promouvoir cet enseignement afin de répondre aux besoins de ses enfants ;
  • considérant la nécessité d'éviter la frustration d'une partie de la jeunesse voltaïque et d'éviter le sentiment de déracinement ;
  • considérant enfin son droit de participer à l'activité vitale de la jeunesse voltaïque en tant que partie intégrante; des jeunes musulmans réunis le vendredi 11 décembre 1981, après examen et amendement du projet de statut de l'organisation, ont arrêté ce qui suit :

Article1  :L'organisation « Association musulmane des scolaires voltaïques (AMSV)est ouverte aux jeunes musulmans élèves ou étudiants de <Haute-Volta>>

Article2  :Prenant appui sur le comité culturel de la jeunesse musulmane de la communauté musulmane de Haute-Volta(C.M.H.V),l'AMSV  recommande à la communauté musulmane de la Haute-Volta, pour une question de survie et de légitimité.

Article3  :Des sous-sections de l'AMSV seront installées au niveau des établissements scolaires en vue d'accueillir les cours religieux qui y seront organisés à l'intention des membres.

Article 4 : Un bureau national et des bureaux régionaux (conseils généraux) composés par les délégués des écoles membres doivent être créés.

Article 5  :Les bureaux régionaux tiennent conseil chaque trimestre et spécialement en cas d'urgence (séances extraordinaires), le bureau  national doit se réunir régulièrement et en cas d'urgence (séances extraordinaires) et à la fin de l'année scolaire.

Article 6  :Le présent statut, élaboré et amendé de façon démocratique par la masse des frères musulmans membres a été adopté pour tenir lieu à  un statut, une constitution sacrée autour de laquelle  les scolaires voltaïques devront s'unir pour assurer la survie de l'AMSV ».

Ce document, avec le recul, n'était vraiment pas un statut. Il a été  élaboré par les élèves eux-mêmes dont les plus anciens étaient en classe de seconde. Il contient les intentions et les ambitions du mouvement en 1981. Ces préoccupations seront  ainsi intégrées dans le premier ''vrai'' statut de l'AEEMB en 1985. Parmi les animateurs de l'AMSV, on retient surtout les noms suivants  :

  • Marboulaye NOMBRE (Lycée Zinda)
  • Moussa SOW (C.E.T), arabisant et encadreur
  • Issaka GUINDO (centre austro-voltaïque)
  • Seydou KANAZOE (Lycée Zinda)
  • Hassan Moctar SAWADOGO (Lycée Zinda) présentement professeur d'anglais.
  • Hawa GUIRA (cours normal des jeunes filles)

Pendant cette période, l'AMSV a noué une relation très suivie avec le mouvement sunnite de Haute-Volta qui était dirigé par El hadj Souleymane OUEDRAOGO. Dès ce moment là, le mouvement sunnite, apporta beaucoup de soutien à l'AMSV et plus tard à l'association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB) jusqu'en 1988 (date de départ d'El hadj Souleymane OUEDRAOGO de la présidence du mouvement). Ce soutien comportait entre autre des animations religieuses, des projections de films islamiques, surtout « le message », des livres religieux, des sorties à caractères islamiques.

L'association musulmane des scolaires voltaïques (AMSV) a tenté (comme l'atteste l'article 2 de l'esquisse de son statut) de se rattacher à la communauté musulmane de Haute-Volta sans grand succès. Cependant, elle a régulièrement participé à des activités de la grande communauté et des autres associations islamiques (tidjania).

En 1983, année de la Révolution d'Août, des militants assidus de l'AMSV arrivent à l'université de Ouagadougou. La direction de l'association musulmane des scolaires voltaïques (AMSV) est confiée à Seydou KANAZOE (premier président du conseil général du Kadiogo). 

L'année 1983 fut pour les militants de l'AMSV une année d'observation. Parmi eux, le frère Marboulaye NOMBRE inscrit en première année de l'Ecole Supérieure des Sciences Economiques (ESSEC). Cette école sera le point de départ de l'implantation de l'AEEMB à l'université de Ouagadougou et de sa fondation officielle en 1985.



La section AMSV de l'université de Ouagadougou
La majeure partie  des élèves était des internes; ce qui permettait une grande capacité de mobilisation .
L'association était inconnue des étudiants. En 1983, avec  l'entrée de Nombré Marboulaye  a l'université ; c'est le début de l'ouverture de l'AMSV aux étudiants. En 1984, NOMBRE rencontra Ibrahim BARA inscrit a l'ESSEC et ancien militant de association des élèves et étudiants musulmans de côte d'Ivoire (l'AEEMCI). Ce fut une rencontre heureuse pour l'AMSV qui profita de l'expérience de ce dernier  pour s'implanter officiellement dans le ''pays des hommes intègres''. Ensemble, ces frères prennent contact avec d'autres étudiants et mettent en place la section AMSV de l'université de Ouagadougou. Parmi les animateurs de cette section, on retient les noms suivants :

  • Issaka DIPAMA (président), présentement cadre du ministère chargé du commerce et secrétaire général du mouvement sunnite du Burkina.
  • Ibrahim BARRA (premier président officiel de l'AEEMB)
  • Marboulaye NOMBRE (imam délégué au siège local de l'AEEMB)
  • Ahmed SOUK (étudiant tchadien), rentré dans son pays
  • Adama Bila SAWADOGO (dit Adama CDR), présentement cadre du service des impôts à Dori.

La section de l'Université avait vu le jour. Mais quel rapport devait-elle entretenir avec le conseil général du Kadiogo ? Cette question sera résolue par la création officielle de l'AEEMB et la mise en place d'un organe suprême, le bureau national (BN).



L'association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB)
Estimant qu'ils étaient des futurs étudiants de l'université, les élèves des lycées et collèges, membres de l'AMSV, avaient réclamé la formation d'une instance unique, l'organe suprême qui devait diriger le mouvement. Dans les concertations entre le conseil général du Kadiogo et  la section de l'université, la décision fut prise de rendre le mouvement officiel afin de travailler dans la légalité.

Il fallait trouver une nouvelle appellation qui  refléterait le regroupement des élèves et étudiants dans un même cadre organisationnel. A l'instar de l'AEEMCI dont il fut militant , le frère BARA proposa l'appellation « Association des Elèves et Etudiants Musulmans au Burkina(AEEMB) ».Une commission fut mise en place pour élaborer un statut et le règlement intérieur. A l'issue des travaux de cette commission, une assemblée constitutive de l'AEEMB fut convoquée le 21 mars 1985 au centre Austro-Voltaïque sous la présidence de Ahmed SOUK. Cette assemblée adopta les textes officiel et mis en place le premier bureau national de l'AEEMB qui se composait comme suit :

  • 1-President : Ibrahim BARRA
  • 2-Vice-president : Moussa SOW
  • 3-Secretaire Général : Marboulaye NOMBRE
  • 4-Sécétaire général adjoint : Séni OUEDRAOGO
  • 5-Tresorier Général : Cheik Sidi Mohamed KONE
  • 6-Tresorier général adjoint :Amadou MAHAMA
  • 7&8-Chargés des affaires culturelles : Abdoulaye SANA & Moumouni BARRO
  • 9- Secrétaire à l'information :Hassan Moctar Sawadogo
  • 10&11-Commissaires aux comptes : Ahmed OUEDRAOGO & Seydou KANAZOE[1]

Grâce au dynamisme du premier Bureau National, et surtout à celui de son président Ibrahim BARRA, homme de rigueur et d'action, l'AEEMB devient officielle et réussit à s'installer au  Burkina Faso .

Le BN a inauguré la «  première pierre angulaire de l'AEEMB sur laquelle des générations successives d'élèves et d'étudiants croyants, enthousiastes et éclairés ont bâtit et continuent de bâtir l'AEEMB pour que vive l'islam au Burkina Faso » Imam NOMBRE C'est à Dieu seul que revient les louanges et les remerciements.
[1] cf récépissé de déclaration d'association n°003 /MATS/SG/DGAT/DAJSP du 21 janvier1986.

 

EVOLUTION DE L'AEEMB 


Le contexte des années 1985 


De l'implantation de l'AEEMB à travers le reste du Burkina
C'est dans ce contexte qu'est née l'AEEMB et elle s'efforça à s'implanter dans l'ensemble  du Burkina Faso. Ainsi, dès Mars 1985, elle s'affaira et obtint son récépissé de reconnaissance officielle le 21 Janvier 1986 (par l'entremise de Adam CDR).

S'ouvre alors pour elle une campagne d'implantation sur l'ensemble du territoire national. Les contacts sont pris avec tous les responsables religieux pour leur présenter, expliquer les objectifs et les méthodes de travail de la nouvelle structure et enfin demander leur soutien. Au début la chose paraissait curieuse et inacceptable voire impossible pour certains car un élève qui est allé à l'école française ne peut, en aucun cas pratiquer l'islam, encore moins travailler à sa promotion. D'autres par contre se réjouissaient de cette initiative des jeunes scolarisés et y ont apporté leur soutien.

Ce fut une longue campagne d'explication et de sensibilisation auprès de toutes les communautés musulmanes et de tous les parents d'élèves surtout que l'association se voulait neutre.

'' l ' OPERATION  ALLAHOU AKBAR''

Concrètement au niveau  des élèves, ce fut le lancement de « l'opération ALLAHOU AKBAR » qui permis de créer le maximum de structures de base. Cette opération avait pour objectif la création de sections à Ouagadougou ou de sections et /ou Conseils Généraux dans les provinces. Elle consistait à envoyer un frère en province pour rencontrer les élèves musulmans et asseoir un bureau qui se chargera du travail dans la province concernée . Cela fut un travail difficile, harassant mais très bénéfique.

En effet, les missionnaires n'avaient au préalable jamais séjourné dans les villes où ils allaient et n'y avaient pas de contact précis. La seule possibilité de rencontrer des élèves musulmans, était de les rencontrer à l'école. En outre, l'association ne disposait pas de moyens financiers pour le déplacement, alors soit il fallait faire de l'auto-stop, soit (la plupart du temps) il fallait cotiser pour le transport.

Les responsables ont dû faire beaucoup de sacrifices tant de leurs biens que de leur personne pour que l'AEEMB s'installe dans les provinces. Ainsi donc, en 1986, elle avait réussi à s'installer à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Banfora et Ouahigouya . En 1992, elle avait réussi à couvrir l'ensemble des 30 provinces du Burkina; avec 31 Conseil Généraux (le 31 eme étant l'ENEP de Loumbila). Il faut noter que ''l'Opération Allahou Akbar'' avait dans sa première phase été lancée pour 5 ans c'est a dire qu'au bout de 5ans (de 1985 à 1990) le Burkina Faso devrait être couvert par l'AEEMB; ce qui fut fait en 1992 au prix de beaucoup de sacrifices, de patience, d'endurance et de sincérité des premiers acteurs. Cette phase d'implantation était accompagnée d'activités diverses

En cours