Les leçons de la bataille de uhud

Posté le: [28/02/2008]
Les leçons de la bataille de uhud
Catégiorie: Les pratiques cultuelles
Rubrique: Culture Islamique
Auteur: Ismael OUATTARA [isma]

Les leçons de la bataille de  uhud

1)     La désobéissance à Dieu  et à son Messager

 La stratégie du Prophète (B & S sur lui) fut efficace ; la cavalerie fut coupée en deux et immobilisée, et le terrain permit aux musulmans de résister à un ennemi quatre fois plus nombreux. Le Prophète (B & S sur lui) leur avait ordonné de garder leurs positions : « Même si vous voyez les oiseaux manger nos cadavres ne bouger pas ». S3 « Al-Imrân » V132 : « Et obéissez à Allah et au Messager, afin qu'il vous soit fait miséricorde ». S3 V132

2)     La recherche du butin (l'amour de dounia)

La première phase de la bataille vit l'ennemi s'enfuir devant les assauts, les archers musulmans, assuraient une couverture arrière, postés sur le flanc de la montagne, ils immobilisaient la cavalerie des Quraychites.

Voyant que l'ennemi commençait à s'enfuir, la plus grande partie de ces archers abandonnèrent leur poste pour participer au pillage de l'ennemi en déroute (l'amour de dounia), malgré l'ordre de leur commandant de rester sur place. Voyant cela le chef de la cavalerie ennemie Khâlid ibnil-Walid (qui deviendra plus tard Musulman (Saif Allah) l'épée de Dieu) connu pour un des grands génies militaires pris la tête de l'autre moitié de la cavalerie pour prendre les musulmans à revers. Cela changea tout : leurs arrières n'étant plus protégés, la cavalerie pénétra les lignes arrière Musulmanes. Ils furent obligés de faire demi-tour pour se défendre contre la cavalerie, relâchant la pression sur le corps d'armé principal. Les fuyards reprirent courage et retournèrent au combat. La situation devint précaire pour les Musulmans pris en tenaille. Dans cette confusion, un soldat ennemi proclama qu'il avait abattu le Prophète (B & S sur lui).

3)     Le combat dans le chemin d'Allah est continu (Dieu aime les combattants résistants)

Dans cette confusion, un soldat ennemi proclama qu'il avait abattu le Prophète (B & S sur lui). Une clameur de joie retentie chez l'ennemi. Effarés, les Musulmans se sauvèrent alors dans toutes les directions. Mohammed fut blessé, et tomba même dans un puits creusé et camouflés par l'ennemi.  Attiya Al'-Awfi rapporte : « Le jour de la bataille de Uhud, lorsque les musulmans sont mis en fuite, quelque uns dirent : « Mohammed est atteint, pactisons avec les Quraychites, parce qu'ils étaient nos amis ». « Mais les autres leurs répondirent : « Si Mohammed est atteint (tué) vous devez continuer ce qu'il a commencé jusqu'à ce que vous le rejoignez (dans la mort) ». Pour cela Allah fit descendre le verset suivant : S3, « Al-Imrân » V144 : «  Mohammed n'est qu'un messager, des messagers avant lui sont passés. S'il mourait, donc, où s'il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah ; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants ». « Combien de Prophètes ont combattu, en compagnie de beaucoup de disciples, ceux-ci ne fléchirent pas à cause de ce qui les atteignit dans le sentier d'Allah. Ils ne faiblirent pas et ils ne cédèrent point. Et Allah aime les endurants ».  

4)     La volonté d'Allah

S3, « Al-Imrân » V139, 140 : « Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes supérieurs, si vous êtes de vrais croyants ». « Si une blessure vous atteint, pareille blessure atteint aussi l'ennemi. Ainsi faisons-nous alterner les bons jours et les mauvais, parmi les gens, afin qu'Allah reconnaissent ceux qui ont cru et qu'il choisisse parmi vous des martyrs, et Allah n'aime pas les injustes ».

Les Musulmans perdirent 70 hommes, parmi lesquels Hamza, l'oncle du Prophète (B & S sur lui).

La mort de Hamza :

 Wahchi esclave abyssin de Ibn Uday Ibn Nawafal raconte à Ja'far Ibn 'Umaya Ad-D'Umari et à Abdullah Ibn 'Uday Ibn Al-Khiyar : Avant de partir pour Uhod, mon maître (dont l'oncle Tu'Aymah Ibn Uday à été tué à la bataille de Badr) me dit : « Si tu tuais hamza, l'oncle du Messager d'Allah (B & S sur lui), pour venger la mort de mon oncle tu serait affranchi ». En effet, moi, l'Abyssin, je sais bien lancer le javelot (lance courte) à la manière Abyssine, et je manque rarement mon but. Je partis donc avec eux vers Uhod. Lorsque les deux armées se rencontrèrent, je cherchais Hamza sur le champ de bataille. Je le vis en train d'abattre les gens avec son épée, comme s'il était un chameau gris cendre que personne ne pouvait supporter. Moi je me cache derrière un rocher jusqu'à ce qu'il soit près de moi. A ce moment Siba'ibn'Abdul'uza s'avança vers lui en e plaçant entre moi et lui. En le voyant Hamza dit : « Hé fils de la coupeuse de clitoris ! (1) » Puis il le frappa sur la tête et le tua d'un seul coup. Alors j'arme mon bras de la lance et l'envoie avec précision. Elle lui transperça l'abdomen en sortant entre ses pieds. Il essaya de lutter contre moi, mais tomba en avant de m'atteindre. J'attendis qu'il fût décédé, puis je me dirigeai vers lui pour rependre ma lance et revenir au camp où je me suis assis parce que j'avais rempli ma mission et ne me souciait pas du combat. En revenant à la Mecque on m'affranchi et j'y suis resté jusqu'à ce qu'elle fut prise par les musulmans, alors je suis partis vers At-Ta'if où je suis resté. Après la mort du Messager d'Allah, les musulmans partir pour combattre Mussaylama le menteur, je me dis : « J'irais avec eux et si je pouvais tuer Mussaylama, j'expierais le crime que j'avais commis contre Hamza et je suis partis avec eux. Quand à l'affaire de Mussaylama vous connaissez ce qui s'est passé.

(1) Cet acte se pratiquait avant l'Islam (couper le clitoris de la femme) dans les pays chauds pour abaisser leurs envies sexuelles.

La culture du pardon

Abû Hurayra (R.A) a dit : « Lorsque le Prophète (B & S sur lui) dominait le champ de bataille, il vit hamza abattu. Il fut peiné parce que rien ne lui causa une peine pareille à celle-là, il dit alors : « Par Allah ! Je tuerais à ta place (pour toi) soixante dix hommes » dans une autre version semblable d'Ibn Abbas (R.A) le Prophète aurai rajouté et je mutilerai leurs corps de la même façon » Et Allah qu'il soit glorifié fit descendre aussitôt ce verset :

S16 « An – Nalh » V126 : « Et si vous punissez (l'agresseur) infliger lui une punition égale au tort qu'il vous a fait. Et si vous endurez, cela et certes meilleur pour les endurants ». Le Talion est autorisé mais le pardon est recommandé. Dans la version d'Ibn Abbas (R.A) le Prophète a dit après la descente du verset : « Nous endurerons ».

La participation des femmes

Les femmes s'étaient distingués dans cette bataille : dans la première phase l'ennemi perdit l'un après l'autre tous ces porte-étendards, jusqu'à ce que personne n'osa plus reprendre le drapeau tombé à terre. A ce moment une Ahâbîchite « Amrah »l'éleva et le garda jusqu'à la fin de la bataille. De son coté, Hind l'épouse d'Abû Sufyan, n'oublia pas son vœu : Elle se rendit auprès du cadavre de Hamza, oncle du Prophète (B & S sur lui) qui avait tué à Badr son père et son fils, lui ouvrant le ventre, elle arracha le foie d'Hamza et le mâcha dans sa bouche. Elle lui coupa le nez et les oreilles pour s'en faire une guirlande. Une autre Mecquoise, Sulâfah, fille de Sa'd, dont les deux fils avaient été tués par les Musulmans à Uhud, jura qu'elle boirait du vin dans le crâne de celui qui les avait tués. Quant aux musulmanes, l'une d'elle Umm 'Umârah, avait combattu comme un homme et ses exploits suscitèrent l'admiration du Prophète (B & S sur lui). Dans un tout autre genre, Hind, fille de 'Amr Musulmane Médinoise de la tribu de Dinâr, apprit qu'au cours de la bataille de Uhud, son mari, son père, et sont frère avaient été tués. Elle demanda alors : « Et le Prophète ? » Lorsqu'on lui apprit qu'il était sain et sauf elle répliqua : « Puisque tu es vivant, Oh Prophète d'Allah, tous les autres malheurs sont négligeables ! ».

L'effroi dans les cœurs des incroyants

Après la bataille, le Prophète (B & S sur lui) sorti du puit, avec l'aide de quelques fidèles, monta sur le mont Uhud et se reposa dans une caverne. Peu à peu les Musulmans apprirent la nouvelle et commencèrent à se rassembler dans cette caverne. Abû Sufyan fit ensuite un dernier tour du champ de bataille, il s'approcha en bas du mont  et cria : « Est-ce que Mohammed est vivant ? ». Le Prophète (B & S sur lui) interdit de répondre : « Est-ce que Abû Bakr est vivant ? ». Est-ce que Omar est vivant ? Etc.. ». Ne recevant aucune réponse il se réjouit en disant : «  Sûrement qu'ils sont tous tués. Louanges à notre idole Hubal » Omar (R.A) n'en pouvant plus cria pour le démentir. Abû Sufyan reconnu la voix de Omar, apprit que le Prophète était vivant ». Puis il se retira avec ses troupes, pour regagner la Mecque, sans penser à piller Médine, alors sans défense. Est-ce que ce fut une faute de jugement ou une mauvaise décision ? Où un acte de prudence ?  As-Sadi a dit « Lorsque Abû Sufyane et les coalisés décampèrent après la bataille de Uhud vers la mecque. Sur la route du retour ils furent pris de regrets et dirent « Ce que nous venons de faire est mauvais ! Il en reste encore un petit groupe et nous les avons laissés ! Retournons-y et exterminons-les. Lorsqu'ils décidèrent cela, Allah jeta l'effroi dans leur cœur et ils renoncèrent à leur projet et Allah révéla ce verset : S3, « Al-Imrân » V151 : « Nous allons jeter l'effroi dans les cœurs des incroyants. Car ils ont associé à Allah des idoles sans qu'aucune preuve descendue de Sa part. le feu sera leur refuge. Quel mauvais séjour, que celui des injustes ».

Pourquoi la défaite ?

Mohammed Ibn ka'b Al-Qardi a dit « Lorsque le Messager d'Allah (B & S sur lui) et ses compagnons retournèrent vers Médine, quelques uns dirent : « Pourquoi avons-nous été touché, alors qu'Allah nous avait promis la victoire ? » Et Allah fit descendre le verset : S3, « Al-Imrân » V152, 155 « Et Allah a tenu Sa promesse envers vous, quand par sa permission vous les tuiez sans relâche, jusqu'au moment où vous avez fléchi, où vous vous êtes disputés à propos de l'ordre donné (Allusion aux archers à qui le Prophète (B & S sur lui) avait donné l'ordre de ne pas abandonner leurs positions), et vous avez désobéi après qu'Il (Allah) vous eu montré (la victoire) et ce que vous aimez (le pillage du butin) ! Il en était parmi vous qui désiraient la vie d'ici-bas et ils en était parmi vous, d'autres qui désiraient l'au-delà. Puis il vous a fait reculer devant eux, afin de vous éprouver.. ». « (Et rappelez-vous) Quand vous fuyiez sans vous retourner vers personne, cependant que, derrière vous le Messager vous appelait. Alors Il (Allah) vous infligea l'angoisse par la défaite contre l'angoisse que vous avez infligée au prophète par votre désobéissance. Et Allah est parfaitement connaisseur de ce que vous faites ». « Puis Il fit descendre après l'angoisse, la  tranquillité, un sommeil qui enveloppa une partie d'entre-vous, tandis que l'autre était soucieuse à s'occuper d'elle-même et avait des pensées sur Allah non conforme à la vérité, des pensées dignes de l'époque de l'ignorance… Ceci afin qu'Allah éprouve ce que vous avez dans le cœur, et qu'il purifie ce que vous avez dans vos cœurs ». « Ceux d'entre-vous qui ont tourné le dos le jour où les deux armées se rencontrèrent, c'est seulement le Diable qui les a fait broncher, à cause d'une partie de leurs mauvaises actions… »

Punitions de la bataille de BADR

Ibn Abbas (R .A) a cité qu' Omar Ibn Al-Katab (.A) lui avait dit « Le jour de la bataille de Uhud, les Musulmans furent punis parce qu'ils avaient acceptés la rançon (des captifs) après la bataille de Badr ; alors 70 compagnons furent tués ce jour là et les autres mis en fuite, la dent du Messager d'Allah (B & S sur lui) fut cassée, son casque enfoncé sur sa tête, et le sang coula sur son visage ; Et Allah fit descendre le verset : S3, V165 : « Quoi ! Quand un malheur vous atteint – Mais vous en avez jadis (A Badr) infligé le double – Vous dites d'où vient cela ? « Réponds-leur : « Il vient de vous-mêmes » Certes Allah est Omnipotent ».

Les croyants  n'ont pas été humbles

S3, « Al-Imrân » V124 : «  Allah vous a donné la victoire, à Badr, alors que vous étiez humbles. Craignez Allah donc. Afin que vous soyez reconnaissant »   A cette bataille les Musulmans étaient humbles, prêt à mourir pour Allah ! Ils préféraient la vie de l'au-delà et non celle d'ici-bas, bien que trois fois moins nombreux. Aussi ils furent aidés par Anges. S3, « Al-Imrân »  V125 : « Mais oui ! Si vous êtes endurants et pieux, et que les ennemis vous assaillent, votre Seigneur vous enverra en renfort 5000 Anges marqués distinctement (tout en blanc et avec un turban blanc) ».  

A Uhud Allah (le sublime) donne l'explication de la défaite : S3, « Al-Imrân »  V152, 153 « Et Allah a tenu Sa promesse envers vous, quand par sa permission vous les tuiez sans relâche, jusqu'au moment où vous avez fléchi, où vous vous êtes disputés à propos de l'ordre donné (Allusion aux archers à qui le Prophète (B & S sur lui) avait donné l'ordre de ne pas abandonner leurs positions), et vous avez désobéi après qu'Il (Allah) vous eu montré (la victoire) et ce que vous aimez (le pillage du butin) ! Il en était parmi vous qui désiraient la vie d'ici-bas et ils en était parmi vous, d'autres qui désiraient l'au-delà. Puis il vous a fait reculer devant eux, afin de vous éprouver. ». 

Résumé

A Uhud Allah (le sublime) donne l'explication de la défaite : S3, « Al-Imrân »  V152, 153 « Et Allah a tenu Sa promesse envers vous, quand par sa permission vous les tuiez sans relâche, jusqu'au moment où vous avez fléchi, où vous vous êtes disputés à propos de l'ordre donné (Allusion aux archers à qui le Prophète (B & S sur lui) avait donné l'ordre de ne pas abandonner leurs positions), et vous avez désobéi après qu'Il (Allah) vous eu montré (la victoire) et ce que vous aimez (le pillage du butin) ! Il en était parmi vous qui désiraient la vie d'ici-bas et ils en était parmi vous, d'autres qui désiraient l'au-delà. Puis il vous a fait reculer devant eux, afin de vous éprouver.. ». 

Une partie des Musulmans n'étaient pas comme ceux qui ont participés à la bataille Badr (endurants et pieux) Certains préféraient la vie d'ici-bas (le pillage du butin) à celle de l'au-delà S87, « Al-A'lâ » V16, 17 : «  Mais, vous préférez plutôt la vie présente ». « Alors que l'au-delà est meilleur et plus durable » et ont désobéi au Prophète donc à Allah : S4, « An-Nisâ » V80 : " Quiconque obéit au Messager obéit certainement à ALLAH ». S3, « Al-Imrân »V142 : « Comptez-vous enter au paradis sans qu'Allah ne distingue parmi vous ceux qui luttent et qui sont endurants ? ». S3, « Al-Imrân » : « Allah n'est point tel qu'il laisse les croyants dans l'état où vous êtes jusqu'à ce qu'il distingue le mauvais du bon.. ». Nous avons un exemple à travers cette épreuve infligée aux Musulmans, afin de faire le trie, de distinguer le sincère de l'hypocrite, la vérité du mensonge, un aperçu du jour du jugement S48, « Al-Fath » V23 : « Telle est la règle d'Allah appliquée aux générations passées. Et  tu ne trouveras pas de changement dans la conduite d'Allah ».  Elle fut utilisée pour confondre Satan (*) et pour tous les compagnons de tous les  Prophètes. Elle est immuable jusqu'à la fin des temps.

(*) Satan était le guide (l'imam) des Anges d'après l'imam Ghazali il a prié avec eux pendant 6000 ans sa prière dans sa forme était parfaite, son cœur ne l'était pas. DIEU le mit à l'épreuve devant ADAM. S38, V71 à 85 : « Et quand ton Seigneur dit aux anges : Oui, je vais créer un être humain. Quand donc, je l'aurai bien formé et lui aurai insufflé de Mon esprit, alors jetez-vous devant-lui prosternés »Les Anges ne mangent pas, ils se nourrissent de la lumière Divine, leur cœur est rempli d'amour et il reconnaissent la lumière dans n'importe qu'elle bouteille. De même l'ivrogne, qui est amoureux du vin, reconnais celui-ci dans n'importe lequel récipient, car ce n'est pas ce dernier qui l'intéresse mais son contenu. Lorsqu'ils ont reçu l'ordre de se prosterner devant ADAM les Anges familiers de la lumière ont vu celle-ci dans Adam (le récipient). Mais Satan lui, n'était pas un vrai adorateur d'Allah et de ce fait il n'a pas vu la lumière, il s'est arrêter au récipient le corps d'Adam fait à partir de l'argile d'où son refus  S38, « Tous les anges, donc, se prosternèrent, sauf Satan, qui s'enfla d'orgueil et fut du nombre des mécréants. Alors DIEU : « O Satan, qui t'a empêché de te prosterner devant ce que j'ai créé ». « Je suis meilleur que lui dit Satan : tu m'as créé de feu, et tu l'as créé d'argile ». Ainsi la fausse monnaie fut séparée de la vraie et il devint évident que, bien que Satan en apparence fût unique et proche de DIEU, en réalité et en vérité, il lui était opposé et étranger. L'existence de Adam causa la discrimination entre la sincérité et l'hypocrisie. Car Allah (Le sublime) dit dans le Saint Coran : S3, V167 : " Et qu'ils sache les hypocrites. ...Ils disent avec leurs langues ce qui n'est pas dans leur coeur. Et ALLAH sait fort bien ce qu'ils cachent ".

Abû Hurayra (R.A) a dit  : Le Messager d'ALLAH (B & S sur lui) a dit :" ALLAH ne regarde ni vos corps ni votre aspect extérieur, mais il regarde vos cœurs " (Muslim). Il en est de même pour chaque Musulman et pour chaque Musulmane, en particulier dans sa prière lorsqu'il ou qu'elle, prononce le verset suivant : S1, « Al-Fâtiha » V5 :« C'est toi seul que nous adorons, et c'est toi seul dont nous implorons secours ».  Allah examine le cœur de son esclave pour connaître sa sincérité dans son amour énoncé dans la récitation de la première partie de ce verset et aussi dans la seconde. Est-ce vraiment vers Lui que nous implorons secours en cas de problèmes ou vers d'autres personnes ? Abû Hurayra (R.A) a rapporté que le Messager d'ALLAH (B & S sur lui) a dit qu'ALLAH (qu'il soit glorifié et exalté) a dit : "Je me suffis à Moi-même que je n'ai pas besoin d'associé. Dès lors, celui qui fera une action pour plaire à un autre que Moi, Je délaisserais son action, l'abandonnant à celui (ou celle) qu'il aura associé à Moi ! « . (Hadith Saint du (S) de Muslim)